PARTIE IV : LES COMBATS INVISIBLES : TRAHISONS, ATTAQUES ET LA FORCE DES GENOUX À TERRE

    On ne m’avait pas dit que choisir Dieu, c’était aussi attirer la guerre.

    Je pensais naïvement qu’après mes larmes, après mon vœu, après cette peur dans mon ventre, la paix viendrait d’un coup. Douce. Stable. Définitive.

    Mais la paix de Dieu ne vient jamais sans résistance.

    Au quartier, les nuits ont commencé à changer.
    Je dormais, mais je ne reposais pas.

    Des rêves lourds. Répétitifs.
    Je courais sans avancer.
    Je criais sans son.
    Je me réveillais trempée de sueur, le cœur affolé, comme si quelque chose me poursuivait.

    « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang… »
    — Éphésiens 6:12

    Je tombais malade sans raison.
    Fatigue brutale.
    Oppressions.
    Douleurs que les médecins n’expliquaient pas.

    Et pendant que mon corps faiblissait, mes relations explosaient.

    Des filles que j’appelais mes sœurs ont commencé à changer.
    Des murmures.
    Des sourires forcés.
    Des paroles qui blessaient plus que des coups.

    J’ai découvert que certaines parlaient de moi.
    D’autres priaient contre moi.
    Oui. Contre moi.

    Parce que la jalousie se cache parfois sous des versets bibliques.

    « L’homme ennemi l’a fait. »
    — Matthieu 13:28

    J’ai pleuré encore.
    Mais cette fois, pas seule.

    Il y avait Clarisse, celle qui m’avait parlé de Jésus au début.
    Il y avait Naomi, discrète, constante, toujours la Bible ouverte.
    Il y avait Esther, une guerrière silencieuse, dont les prières faisaient trembler la pièce.

    Elles ne m’ont pas jugée.
    Elles ne m’ont pas rappelé mon passé.

    Elles m’ont appris à prier.

    Pas la prière jolie.
    La prière qui fatigue.
    La prière qui insiste.
    La prière qui crie quand le corps n’en peut plus.

    On se retrouvait parfois tard le soir.
    Dans une chambre fermée.
    À genoux.
    À pleurer.
    À déclarer la Parole.

    « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage. »
    — Apocalypse 12:11

    Petit à petit, j’ai compris que ma beauté avait attiré des regards,
    mais que ma décision avait attiré des attaques.

    On voulait que je retombe.
    Que je me décourage.
    Que je retourne à l’ancienne Annie.

    Mais quelque chose avait changé.

    Quand la peur venait, je priais.
    Quand le désir montait, je priais.
    Quand la trahison me coupait le souffle, je priais.

    Et un jour, sans m’en rendre compte, je ne demandais plus seulement à Dieu de me sauver.
    Je commençais à Le chercher.

    « Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. »
    — Jérémie 29:13

    Je ne voulais plus seulement échapper au mal.
    Je voulais ressembler à Christ.

    À la maison, mes parents ont remarqué le changement.
    Moins de cris.
    Moins de sorties inutiles.
    Plus de silence.
    Plus de paix.

    Je n’étais pas encore arrivée.
    Mais j’étais en marche.

    Et pour la première fois de ma vie, je savais une chose avec certitude :
    je n’étais plus seule dans le combat.

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