Entre chants, grillades et communion collective, la Coupe d’Afrique des Nations se vit aussi loin des stades. Dans les fanzones, le football devient un véritable spectacle populaire où les émotions se partagent sans frontières.
La CAN ne se vit pas seulement dans les stades. Dans les fanzones,ces lieux dans lesquels des fans se retouvent pour communier autour de leu passion de football, elle se transforme en une célébration collective à ciel ouvert. Je me souviens de ce mercredi soir, lors du match Cameroun – Mozambique, comptant pour la qualification en quarts de finale. En arrivant à la fanzone, le maillot des Lions Indomptables sur le dos, je découvre une place bondée. Des groupes de supporters chantent à tue-tête, tandis que les odeurs de grillades flottent dans l’air, mêlées à l’excitation palpable du public.
Dès le coup d’envoi, chaque action est suivie de cris, de chants et de sifflets. À chaque but, c’est l’euphorie totale. Je me retrouve à danser avec des inconnus, à échanger des accolades avec mes voisines de table. Nous ne nous connaissions pas, mais nous vibrions ensemble, portés par la même passion.
À la mi-temps, je me laisse tenter par des brochettes bien épicées et une bière bien fraîche. Autour de moi, les discussions vont bon train : analyses tactiques, souvenirs des exploits des anciennes éditions de la CAN, pronostics sur le score final. L’ambiance est conviviale, chaleureuse, presque familiale.

Au delà d’un match, une expérience inoubliable
Au coup de sifflet final, après la victoire du Cameroun, la fanzone se transforme en une immense piste de danse. Un deejay lance les sons les plus en vogue du moment et la foule se met à bouger à l’unisson. Je danse jusqu’à en perdre la voix, entourée de sourires et de cette énergie unique que seuls les grands moments de communion savent créer.
La CAN se vit alors comme un véritable festival, où le sport et la culture se mélangent pour créer des souvenirs inoubliables. Dans les fanzones, le football dépasse le simple cadre du jeu : il rassemble, unit et raconte une Afrique festive, passionnée et profondément vivante.
Cet article s’inscrit dans le cadre de la campagne #MaCAN, organisée par l’Association des Blogueurs du Cameroun.
MARIE TIAMBOU

