Le 28 mai 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, une activité de sensibilisation a réuni près d’une centaine de jeunes filles à la chefferie de Ndobo. Organisée avec l’appui des autorités locales et des jeunes de la communauté, cette rencontre a permis d’aborder les défis liés à la santé menstruelle, à l’éducation des adolescentes et à la lutte contre les préjugés qui entourent encore les règles.

    Placée sous le thème de la sensibilisation et de la dignité menstruelle, cette journée a été l’occasion de rappeler que l’accès à une hygiène menstruelle adéquate demeure un enjeu majeur pour de nombreuses filles, notamment dans les communautés où l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement reste limité. Au cours des échanges, les participantes ont été sensibilisées à l’importance de l’hygiène pendant les menstruations, mais aussi aux conséquences des discriminations et de la stigmatisation dont sont encore victimes certaines adolescentes lorsqu’elles ont leurs règles.

    « Nous devons faire de l’hygiène menstruelle une priorité d’ici à 2030. Il est essentiel de construire des communautés respectueuses des besoins des filles et des femmes », ont souligné les organisateurs.

    L’activité a également permis d’aborder plusieurs thématiques liées à l’éducation menstruelle, aux droits des filles et à leur bien-être psychosocial. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de « briser le silence, promouvoir une hygiène saine et parler des menstruations sans tabou ». Un accent particulier a été mis sur la compréhension du cycle menstruel. Dans plusieurs communautés, les règles sont couramment désignées par le terme « lune » dans les langues locales, ce qui entretient parfois une confusion entre la durée des menstruations et celle du cycle menstruel. Grâce aux explications fournies, les participantes ont pu mieux comprendre ces notions et acquérir des connaissances qu’elles pourront transmettre à leur tour.

    La question de l’accès aux protections hygiéniques a également été soulevée. Si les serviettes lavables constituent une alternative durable dans certains contextes, leur adoption reste limitée dans des zones confrontées à des difficultés d’approvisionnement en eau. De nombreuses jeunes filles expriment ainsi des réticences à leur utilisation.

    Point culminant de la journée, la distribution de « kits de dignité » a permis à 60 adolescentes de recevoir des protections hygiéniques et du matériel d’hygiène. Toutefois, faute de moyens suffisants, seules 60 des 100 participantes ont pu bénéficier de cette assistance. Les organisateurs ont salué l’implication du chef de quartier de Ndobo ainsi que de l’Association des jeunes de Ndobo, dont la mobilisation a contribué au succès de cette initiative.

    À travers cette action, les acteurs communautaires réaffirment leur engagement à promouvoir une meilleure éducation menstruelle, à combattre les préjugés et à garantir aux filles et aux femmes le droit de vivre leurs menstruations dans la dignité, la sécurité et le respect.

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