Du 9 au 12 juillet 2026, le Cameroun lance une nouvelle édition de la Semaine d’Actions de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle (SASNIM), couplée aux Journées Locales de Vaccination contre la poliomyélite dans six régions du pays.
Derrière cette vaste campagne nationale se cache une ambition simple : protéger les enfants aujourd’hui pour construire une génération en meilleure santé demain.
Dans de nombreuses familles, les campagnes de vaccination sont devenues un rendez-vous habituel. Pourtant, beaucoup de parents ignorent encore pourquoi les agents de santé parcourent les quartiers, frappent aux portes ou installent des postes fixes pour administrer quelques gouttes de vaccin ou une capsule de vitamine A.
Ces gestes, qui ne prennent que quelques secondes, figurent parmi les interventions de santé publique les plus efficaces pour prévenir des maladies graves et réduire la mortalité infantile.
Une campagne qui va bien au-delà de la vaccination
La SASNIM n’est pas une simple campagne de vaccination. Il s’agit d’une stratégie nationale portée par le Ministère de la Santé Publique pour rapprocher les services essentiels des communautés.
L’objectif est d’offrir un ensemble d’interventions à fort impact en faveur de la santé de la mère et de l’enfant. Cette approche est recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF, et s’inscrit dans les engagements du Cameroun en matière de développement sanitaire.
Cette année, la campagne se déroule du 9 au 12 juillet 2026 sur toute l’étendue du territoire national pour la supplémentation en vitamine A, tandis que la vaccination contre la poliomyélite cible les régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Littoral et du Nord.
Pourquoi la vitamine A est-elle si importante ?
La vitamine A joue un rôle essentiel dans la croissance et le développement des enfants.
Une supplémentation régulière permet notamment de :
- renforcer les défenses immunitaires ;
- améliorer la croissance ;
- préserver la vision ;
- diminuer les complications liées à la rougeole, à la diarrhée ou encore à la varicelle ;
- réduire les risques de malnutrition.
En d’autres termes, cette capsule ne soigne pas uniquement une carence : elle aide l’organisme de l’enfant à mieux résister aux infections qui menacent sa santé.
La poliomyélite : une menace qui n’a pas disparu
Pendant plusieurs décennies, la poliomyélite a laissé des milliers d’enfants paralysés à travers le monde.Grâce à la vaccination, cette maladie a considérablement reculé. Mais tant que le virus continue de circuler dans certaines zones, chaque enfant non vacciné reste vulnérable.
Le vaccin oral contre la poliomyélite permet :
- de prévenir la paralysie ;
- d’interrompre la circulation du virus ;
- d’éviter de nouvelles épidémies.
C’est pourquoi les équipes de santé invitent tous les parents des régions concernées à faire vacciner leurs enfants de 0 à 59 mois, même lorsqu’ils ont déjà reçu leurs vaccins de routine. Les doses administrées pendant les campagnes renforcent la protection collective.

