À quelques jours du lancement de la Semaine d’Actions de Santé et de Nutrition Infantile et Maternelle (SASNIM), couplée aux Journées Locales de Vaccination (JLV) contre la poliomyélite, les journalistes, blogueurs et communicants du Littoral ont reçu une mission essentielle : informer, sensibiliser et convaincre. Car derrière chaque article, chaque reportage et chaque publication sur les réseaux sociaux se cache un objectif commun : sauver des vies.
Une mobilisation médiatique au service de la santé publique
En prélude à la campagne nationale prévue du 9 au 12 juillet 2026, la Délégation Régionale de la Santé Publique du Littoral a accueilli, le vendredi 3 juillet 2026 à Douala-Bonanjo, une séance de briefing destinée aux professionnels des médias et aux créateurs de contenus. Organisée par le Ministère de la Santé Publique (MINSANTE) avec l’appui de l’UNICEF, cette rencontre a réuni une trentaine de journalistes, blogueurs et communicants, aux côtés des responsables régionaux du Programme Élargi de Vaccination (PEV) et des partenaires techniques. Au-delà de la présentation de la campagne, cette rencontre avait pour ambition de faire des médias de véritables relais de confiance capables de diffuser une information fiable, de combattre les rumeurs et d’encourager les familles à adhérer aux interventions de santé.

Les médias, des acteurs incontournables de la lutte contre la poliomyélite
Dans un contexte où la désinformation peut fragiliser les campagnes de vaccination, les autorités sanitaires ont rappelé le rôle stratégique des médias. Lors de la précédente édition, l’implication des journalistes et blogueurs a permis d’améliorer la visibilité de la campagne, de rapprocher les équipes de santé des communautés et de contribuer à la réduction du nombre d’enfants non vaccinés dans plusieurs districts sanitaires. Une preuve que les médias ne se contentent plus de relayer l’information : ils participent désormais activement à la promotion de la santé publique.

Pourquoi le Cameroun lance-t-il une nouvelle campagne contre la polio ?
Même si les cas de poliomyélite ont connu une baisse ces dernières années, les autorités sanitaires restent prudentes. Le poliovirus continue de représenter une menace pour les enfants non protégés, notamment dans les zones où la couverture vaccinale demeure insuffisante.
C’est pourquoi cette nouvelle campagne poursuit plusieurs objectifs majeurs :
- renforcer la vaccination contre la poliomyélite chez les enfants de 0 à 59 mois ;
- administrer gratuitement la vitamine A afin de prévenir les carences nutritionnelles ;
- sensibiliser les familles aux bonnes pratiques de santé maternelle et infantile ;
- promouvoir la Couverture Santé Universelle (CSU) auprès des populations.
Vitamine A et vaccination : deux gestes simples qui sauvent des vies
La campagne SASNIM-JLV ne se limite pas à la vaccination. Elle constitue également une vaste opération de prévention visant à améliorer durablement la santé des enfants. La supplémentation en vitamine A contribue à renforcer le système immunitaire, à protéger la vision et à réduire les complications liées à plusieurs maladies infantiles, notamment la rougeole, la diarrhée et la malnutrition. Associée à la vaccination contre la poliomyélite, elle représente l’une des interventions de santé publique les plus efficaces pour donner aux enfants un meilleur départ dans la vie.
Une responsabilité collective
La réussite de cette campagne dépendra de la mobilisation de tous. Professionnels de santé, autorités administratives, leaders communautaires, médias, blogueurs, associations et parents sont appelés à jouer leur rôle afin qu’aucun enfant ne soit oublié. Informer, sensibiliser, rassurer et accompagner les familles sont autant d’actions qui permettront d’atteindre les objectifs fixés par les autorités sanitaires.
Du 9 au 12 juillet, chaque enfant compte
Pendant quatre jours, les équipes de vaccination parcourront les quartiers, villages et communautés afin d’offrir gratuitement les services prévus dans le cadre de la SASNIM-JLV Polio (T2) 2026. L’objectif est clair : protéger les enfants aujourd’hui pour bâtir un Cameroun en meilleure santé demain. Car derrière chaque goutte de vaccin et chaque capsule de vitamine A se cache bien plus qu’un acte médical : il y a l’espoir d’une enfance protégée, d’une famille rassurée et d’un avenir sans poliomyélite.

