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Auteur/autrice : Joe Firmin
Après de longues semaines d’attente, les résultats du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) sont enfin tombés. Dans les établissements et sur les réseaux sociaux, l’émotion était palpable. Rencontre avec quelques lauréats, entre anecdotes, ambitions et remerciements. Une attente plus longue que prévue Cette année, la proclamation des résultats du BTS a réservé une surprise… et pas seulement pour le verdict. Habituellement publiés à la mi-juillet, les résultats n’ont été connus qu’au début du mois d’août.« L’attente a été non seulement inhabituelle, mais aussi très pénible et stressante », confie Adassa Njiaha. Et lorsque le couperet est tombé, la nouvelle est…
Les couloirs de l’Université de Douala résonnent cette semaine du brouhaha de doctorants, de masterants et d’enseignants-chercheurs venus d’Afrique et d’ailleurs. Du 7 au 9 août, la capitale économique camerounaise accueille une école d’été unique, entièrement dédiée à la rédaction des thèses. L’objectif : donner aux étudiants en cycle de recherche les clés pour mener à bien leurs travaux, de la définition du sujet à la soutenance.« Nous voulons donner le pouvoir de la recherche aux apprenants », explique le Pr Kizitus Mpoche, maître d’œuvre de l’événement. Autour de lui, un panel de formateurs venus d’Italie, du Cameroun, du Nigeria,…
Dans le paysage musical afro contemporain, un nom se démarque par son audace, son authenticité et son énergie contagieuse :DIESE MBANGUE. Artiste, musicien, compositeur et multi-instrumentiste camerounais, il fusionne les sons du continent africain avec les vibrations du monde entier,créant une musique à la fois enracinée et universelle. Enfant du terroir ne au Cameroun, il vit aujourd’hui entre l’Afrique et l’Europe. Et il est à noter que cette double appartenance géographique et culturelle nourrit son style unique et original via lequel se croisent et s’harmonisent afro, disco, funk,soul, makossa et d’autres sonorités planétaires. Sa musique est une passerelle entre les…
Chaque année, elle revient sans prévenir, parfois douce, parfois brutale : la saison des pluies. À Douala, la capitale économique du Cameroun, elle est attendue autant qu’elle est redoutée. Pour Claudia, résidente du quartier Bonabéri, cette période réveille des sentiments contrastés. « J’éprouve des sentiments partagés face à la saison pluvieuse. J’adore la fraîcheur qu’elle apporte, après la chaleur accablante de la saison sèche. L’air devient plus pur, la nature reprend vie… C’est agréable », confie-t-elle. Mais cette beauté naturelle a son revers. Les pluies diluviennes transforment parfois les rues en rivières impraticables. Claudia raconte : « Quand il pleut fort, sortir du…
Le 26 juin dernier, le gouvernement camerounais a présenté à l’Assemblée nationale un projet de loi sur la sous-traitance (n°2023/008 du 25 juin 2023), avec un objectif clair : renforcer la place des entreprises locales dans les grands projets d’infrastructures. Ce texte a été élaboré par la Bourse de sous-traitance et de partenariat, un organisme mis en place en 2017 avec l’appui de l’Union européenne et de l’ONUDI. Il a été défendu devant les parlementaires par le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey. Que dit la loi sur la sous-traitance ? La sous-traitance se définit comme un contrat commercial par…
Yaoundé,23 juin 2025.Il est 6h30 ce lundi matin au marché d’Etoudi. Jeanne, mère de trois enfants, fait le tour des étals, sac en main et regard préoccupé. Depuis plusieurs semaines, elle peine à suivre la hausse des prix de la viande de bœuf. Le kilo sans os est passé de 3.000 à 3.500 F CFA, celui avec os de 2.500 à 3.000. « À ce rythme, on ne pourra plus manger de viande le dimanche », lâche-t-elle, visiblement à bout. Comme Jeanne, des milliers de familles ressentent de plein fouet cette hausse vertigineuse des prix dans les marchés de la…
PARTIE 5/5 : La vie que j’ai choisieOn m’avait dit que j’étais tombée. Mais moi, je sentais que j’avais enfin touché le sol. Et sur ce sol-là, on peut construire. Les mois ont passé. À Wapkapon, les saisons ne se comptent pas en pluie ou en soleil. Elles se comptent en efforts, en regards échappés, en soirées sans courant, en réveils à l’odeur du bois brûlé.Et pourtant… je n’étais pas malheureuse. J’étais épuisée parfois, mais apaisée.Un matin, alors que je balayais la devanture de notre chambre transformée en studio – oui, il avait construit une pièce en bois et en…
En Afrique, et plus particulièrement au Cameroun, la dépression reste un sujet tabou. Trop souvent, on la balaie du revers de la main :“Il est faible.”“Elle est trop émotive.”“Ce n’est pas un homme, il pleurniche pour une fille.”“Elle exagère, elle veut juste attirer l’attention.”Et pourtant, la dépression est réelle. Elle est silencieuse, sournoise, profonde. Elle touche des gens qui, parfois, continuent à sourire… alors qu’à l’intérieur, tout est noir. La dépression naît souvent d’une douleur qu’on ne voit pas Elle peut naître d’un accouchement traumatique, d’une relation toxique, d’une rupture dévastatrice, d’un homme qui découvre qu’il a investi temps et…
PARTIE 4/5: Une femme à Wapkapon Je n’étais plus madame untel. Je n’étais plus la bourgeoise d’Akwa. J’étais juste Clarisse. Dans un quartier qui pue le poisson sec, les moteurs fatigués et les histoires qu’on murmure du bout des lèvres.Les premiers jours furent un rêve. Ou un vertige.Boris me traitait comme une reine. Mais une reine sans trône. Sans miroir doré. Sans clim. Sans machine à laver. Juste une natte, un matelas, deux seaux d’eau et ses bras solides autour de moi.Il partait la nuit. Vigile dans une usine à Bonabéri. Je restais seule, dans sa chambre, parfois sans électricité,…
PARTIE 3/5: Ce que je ne peux plus feindre Il a su. Pas parce que je lui ai dit. Mais parce que mon silence parlait plus fort que n’importe quel mot. Je suis rentrée à la maison le dimanche soir. J’ai pris un taxi depuis Wapkapon. Pas de chauffeur, pas de maquillage. Juste moi, dans une robe longue à motifs qu’il avait achetée, le regard vide, le cœur en miettes.Il était là. Mon mari. Assis au salon. Le même homme qui, pendant six ans, avait partagé mon lit sans jamais me regarder vraiment. Le même qui me couvrait de cadeaux,…
